ESQUISSE D'UNE REVOLUTION; Iran 1979 – 1999 : Limges 1999
L’Iran après les élections de juin 2009
Articles et interviews :
- « Iran : le rideau tombe. Par H. Makaremi », Libération, 3 juillet 2009
- « Internet comme arme. Le Web sert à diffuser les photos d’agents ayant tué des manifestants », Libération, 18 juillet 2009
- « La Guerre des Religieux. Iran : Les autorités spirituelles du pays affichent désormais ouvertement leurs divisions? », Libération, 27 juillet 2009
- Interview : « Quand l’Iran résiste à Ahmadinejad… » Le Point? 6 août 2009
- « Nucléaire : le régime joue l’opacité. Le double discours tenu par Téhéran rend incertaine l’issue des négociations de Vienne » , Libération, 23 octobre 2009.
- Défenseurs des droits de l’homme en Iran : faut-il changer de comportement ? blog.liberation.fr
Défenseurs des droits de l’homme en Iran : faut-il changer de comportement ?
Paris. 16 août 2009
Quelle est la situation en Iran en ce moment ? Depuis le discours du 19 juin de guide Ali Khamenei, lors du prêche du vendredi qui a répondu aux grandes manifestations, il est apparu que les voies de la légalité étaient exclues et que la demande de l’annulation du vote n’avait aucune chance d’aboutir. Grâce à la grande présence des moyens de communication et des réseaux Internet comme Facebook, Twitter, You tube, les informations circulent. Au-delà des manifestations organisées et ponctuelles, il y a des poches de résistances structurées dans les universités, les hôpitaux et les grands villes vers les villes petites et moyennes. Les voix se lèvent pour que des grèves commencent à s’organiser.
Depuis ce jour, ses réactions vont dans le même sens : répression ferme et massive des protestataires avec tous les moyens étatiques et para étatiques ; arrestations des opposants (attaques sauvages nocturnes des universités et des dortoirs), organisation de contre-manifestations et menace d’un conflit qui mettrait face à face différentes sections de la population ; caution du mépris des protestataires (qu’Ahmadinejad qualifie de « poussière et paille ») puis de leur criminalisation comme « terroristes » ; absence de diligence pour trouver une issue raisonnable à la situation actuelle de sa part et de celle des autres éléments du dispositif (le Parlement, l’appareil juridique) et de ses satellites (les grands chefs d’écoles théologiques).
L’objectif réel de ce mouvement peut être la prolongation du mouvement, via une grève générale, surtout si elle est suivie dans les industries du pétrole, pour arriver à terme à un changement de la loi constitutionnelle et à la restauration d’un état laïc et démocratique. L’histoire de l’Iran au siècle dernier nous apprend que pour arriver à cet objectif, nous avons besoin de temps et de patience. Mais plus concrètement, il nous faut aussi :
- Elargir le mouvement vers les villes petites et moyennes ;
- Elargir le mouvement vers les grèves ;
- Radicaliser les demandes d’annulation du vote vers l’organisation d’une élection sous contrôle international avec les cinq conditions qui différencient un vote d’une élection telles que citées dans l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui prévoit le droit de tout citoyen « de voter et d’être élu, au cours d’élections périodiques, honnêtes, au suffrage universel et égal et au scrutin secret, assurant l’expression libre de la volonté des électeurs».
- S’organiser en associations et en partis politiques ;
- Profiter de chaque occasion pour expliquer le lourd bilan humain, mais aussi le bilan économique et social objectif des trente dernières années ; pour favoriser les échanges avec la base populaire favorable au système du pouvoir actuel en discutant des expériences des pays démocratiques et en soulignant les relations entre démocratie, niveau du vie et modernisation ; enfin, pour sortir du fatalisme en assumant l’espoir comme valeur politique
Mais les défenseurs des droits de l’Homme, organisés ou pas, liés aux ONG nationaux ou internationaux, indépendants ou liés ou encouragés par les états démocratiques, à ce jour respectent certain principes et ethniques. Sans doute ,les expériences les, constats, les réactions des mouvements sociaux, politiques, des courants des migrations, des guerres civiles, des révolutions, des catastrophes naturelles… ainsi que le progrès techniques, des changements et des modifications des valeurs ont peut changer leurs comportements.
De manière générale et par respect de leur éthique et dans l’action, les défenseurs des droits de l’Homme interviennent à posteriori. Ils se manifestent après que les droits d’une manier ou l’autre ont étés bafoués. Les quatre domaines de manques du respect de ces droits sont :Entre les pays, entre les pouvoirs et les citoyens, entre les groups ethnique ou religions et enfin entre les citoyens. En résumé les observateurs de bon conscience se basent sur les témoignages valables, constatent les dérives, informent les opinions publics et les instances concernés et continuent de faire les suivies nécessaires. Leur outil de base à ce jour est juridique avec son langage et vocabulaire et les moyens de communications , plus en plus sophistiqués. Même si à court terme on ne pas espérer l’amélioration des bases de la loi, mais la présence de jurice prudence et internationalisations des appareils juridiques ont des grand pas depuis 1948, la date de la naissance de la déclaration universel des droits de l’Homme.
En ce qui concerne la nouvelle technologie de communication, le cas d’Iran, nous montre, sont importance. L’utilisation de réseaux Net, les sites comme Face Book, Tweeter, You Tube, téléphone portables, les appareils électronique d’images accessible à tous les mondes, mailing en masse, potentiel relative de rester l’anonyme, tous ces outils ont devenu l’essentiels outil de vie quotidiennes les opposants en Iran. Quels sont les contenus de ces échanges au delà des informations concernent des oppressions inhumain, général et massive? Aujourd’hui les iranien dans le pays et hors l’Iran, profitent de cette ensemble pour échanger des informations à priori et outils pour la suite de mouvement. pour transmettre en masse, les lieux de manifestations. (Libération, 18 juillet 09, 27 juillet 09, Le Point, 6 août 09). Et enfin je cite Farhad Khosrokhava dans le Nouvel Observateur,Troubles en Iran : « La crise intérieure n’aurait pas eu l’ampleur qu’elle a prise en Iran même sans les nouvelles technologies de l’information permettant de mondialiser les nouvelles en dépit d’une censure omniprésente et l’expulsion des journalistes étrangers. Chaque jeune s’est improvisé journaliste et chaque téléphone portable est devenu le capteur d’un drame in situ. Malgré le ralentissement du débit de l’Internet par le régime, les images et les courts métrages des manifestations sont transmis dans le monde et affectent l’image du pouvoir qui se sent de plus en plus honni sur la scène internationale. D’autres Iraniens s’informent dans le pays même sur la base de ces images par la télé, Youtube ou Facebook (malgré leur blocage, souvent on arrive à surmonter le filtrage par des systèmes disponibles sur le Web) ou d’autres formes d’échange de l’information (Twitter) qui sont minoritaires mais sont amplifiés de bouche à oreille. La mondialisation de l’information sert cette fois la cause de la liberté et permet de contourner la censure du pouvoir ».
Est-ce le cas d’Iran ne nous montre pas que la coutume de défenseurs des droits de l’Homme;l’intervenir l’après que les crimes sont produit ne mérite pas être modifier ?
Comment les opposants iraniens à ce jours utilisent ces outils modernes ?
- Pour se préparer, s’organiser , s’informer sur les besoins en manifestations, les slogans à préparé, la façons de s’habiller, comment respecter des règles de sécurités pour éviter d’arrestations, comment de ne se prendre des clés ni des pièces identités sur soit, comment fuir les moments venues, comment jeter le affiches et les panneaux chez les habitants pour se protéger le moment d’arrestation et aussi informer les autres.
- Pour s’informer des arrestations, des citoyens libérés et leurs récits, propager les communiques des dirigeants, des analyses de la situation, des critiques des informations officiels, des encouragements reçu de l’intérieurs et de l’extérieurs..
- Pour échanger des textes plus théoriques et des analyse plus approfondir, sur la base de l’histoire d’Iran et la région, les analyse sur le fonctionnement et les bilans et les crimes commis par ce régime pendants trente derniers années. On peut trouver même les journaux internent qui périodiquement font des articles très intéressants d’analyse, économique, sociologique, historique avec des schéma pédagogiques très réfléchis, rarement dans langue autre que persan. Récemment certains groupes des iraniens ont organises des sites et des blogs qui traduisent des informations principales en anglais ou en français.
Que font des défenseurs des droits de l’Homme dans cette situation ? Ils produisent, les communiques et les interventions dans les médias répétant à la limite une très faible information qui véhiculent sur la Net. Leurs interventions dans les médias consistes à traduire le net en langage juridique ( ce qui est déjà très utile et important). Mais que peut attendre dans ces moments cruciales un peuple ? Au- delà des mesures informationnelles actuelles et à posteriori, ce peuple a besoin des aides concrets pour faire avancer ses combats.
Ce qui nous pouvons les résumes au moins dans les axes suivants : Mettre à sa disposition des médias efficaces, des moyens supplémentaires d’échange d’information des organisations et des logistiques nécessaires pour fonder ces propres système plus en plus professionnelles et journalistique. On peut prendre comme exemple l’installation d’une station de télévision et radio avec des sites Internet puissants dédies qui jouent un rôle intermédiaire entre la diaspora iranien issu d’école , expert et spécialiste ( en interne te externe). Un média avec le potentiel d’analyse efficace et transparent de l’histoire de l’Iran et la régions prenant en comptes les vrais enjeux géopolitiques et anthropologiques, économiques : Analyse des efforts de ce peuple vers la modernité et l’extraction des points fortes et faibles de ces efforts, récompenser la totalité de mauvaise habitude des transmission des informations politique des ces deux derniers siècles a cause des pouvoirs non démocratiques des Pahlavis et la République islamique; Analyse approfondir des origines des religions, particulièrement Chiisme ; Analyse des bilans des transes derniers années; Analyse comparatives des objectifs stratégiques de modernisations en Iran et dans les autres sociétés et mise en place d’un système d’indicateurs mesurables, définissable, réalisable et assez ambitions comme une démarche vers la modernité ; Analyse la situation de respect des droit de l’Homme en Iran et dans le mondes et faire revivre finalement un conscience collectif; Analyse des discours politiques et de promesses des dirigeants actuels, la situation historique de mouvements de protestations en Iran et les mesures pédagogiques pour que chaque citoyen iranien peut devenir lui –même un défenseur des droits de l’Homme.
Un média qui jeu le rôle d’un grand université populaire, avec les transparence et sérieux scientifique, impartialité nécessaires qui profiterai de cette immense base de connaissance universelle et les intellectuels et savants par mis le plus de trois millions iraniens qui vient hors de pays pour adopter des langages compréhensives de différents couches sociaux, issues de monde rurale, culture orale.. Un média qui manque depuis même de la naissance de la loi constitution en 1906 à ce jour, faute de volonté politique en Iran. Un média qu’en utilisant des échanges en temps réels et actif et interactif peut devenir de porte parole d’un peuple quelque soit leur milieu social leur ages leur lieu de vie, tendance politique, religion et l’origine ethnique. Un média qui analyse sur la base des connaissances économique, social, politique, les besoins, les désires et les demandes d’un peuple pour qu’une fois pour tous ce peuple quitte la situation d’être à la merci des défenseurs des droits de l’Homme et qu’il arrive à ce défendre à priori .
Peut-être le moment est venu que les défenseurs des droits de l’Homme pendrent la direction de former les peuples pour qu’ils se défendre aux mêmes. Enfin, le vrais obligation des défenseurs des droits de l’Homme est de passer le flambeau au peuple devenu majeure et s’éliminer, ce qui plus ou moins inconsciemment, n’est pas facile , mais très utiles.
H. Makaremi
Iran six mois après une élection : un état des lieux, un bilan, un diagnostic. « Va et Vient : Protestations et Répressions dans un climat sans visibilité »
28 janvier 2010
Six mois après l’élection du 12 juin en Iran, après la chute du rideau. Un deuxième tournant nous attend. Ca ne peut pas continuer ainsi, un point de non retour a été franchi et pour avoir une visibilité plus claire un état des lieux s’impose.
Dans mon article de Libération de 3 juillet 2009, en confirmant que : « Les élections du 12 juin ont levé le rideau sur un coup d’Etat en mouvement », j’ai insisté sur la suite des événements en introduisant les acteurs de base et leurs enjeux : « Cette mise à nu du régime entraîne de nombreuses questions. Jusqu’où la population iranienne non liée au dispositif de pouvoir actuel est-elle prête à aller pour résister …? Comment et jusqu’où les dirigeants du mouvement protestataire, …, sont-ils prêts à accompagner la contestation et à l’approfondir ? Jusqu’à quand les acteurs du bazar et le clergé lié au bazar, … garderont-ils leur neutralité, …. Enfin, comment la communauté internationale et les pays de la région jouent-ils leur rôle,….. ». Que pouvons dire, six mois après ?
Un constat global des acteurs et des observateurs à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur est que la première phase de déni de mouvement nommée par Ahmadinejad comme des « Poussières » est derrière nous (dans son discours du 14 juin, il a comparé ceux qui contestent les résultats de l’élection à des “poussières” et a estimé que le nombre des manifestants ne dépassait pas celui des bulletins contenus dans une seule urne électorale.). Apres six mois le régime, y compris les différentes tendances, pouvoirs et acteurs évoquent la situation actuelle comme un problème à résoudre le plus vite possible. Le diagnostic et les solutions varient selon la position, l’intérêt, le niveau et le rôle de chacun de ces acteurs.
Faisons un état de lieu succins des événements par acteur: Les protestataires sont plus en plus violents. Leurs réclamations deviennent de plus en plus radicales. Les couches sociales des protestataires ne sont pas simplement des jeunes et des intellectuels de la capitale et de quelques grandes villes mais aussi des gens de toutes âges de villes moins importantes. Une méthode qui utilise les jours de manifestations utilisés par le régime depuis son installation comme une preuve de son soutien populaire et le prochain rendez- vous sera le jour de république Islamique : le 12 février. Le durcissement des répressions, des arrestations des dirigeants politiques et des manifestants, les traitements des prisonniers, des réactions des forces armées, des forces en civil est arrivé à son apogée depuis le décès de Khomeiny. Les journalistes sont en prison. Les journaux sont interdits. Des médias intérieurs sont sous contrôle et les média internationaux subissent des parasites très puissants. Il y a aussi des exécutions des opposants en vues. Des ONG nationales et internationales sont sous pression. Malgré les pressions très fortes exercées sur les dirigeants du mouvement, leurs revendications et leur méthode pacifiste basée sur le respect de la loi constitutionnelle et les manifestations dans la rue, bien que variant occasionnellement, ne changent pas radicalement :
Quelques personnalités du clergé, de haut niveau, ont pris fait et cause pour le mouvement. La réponse officielle était rapide et dure, a tel point que pour la première fois dans le système pyramidal du clergé chiite, un grand Marjaa Taglid ( signifiant littéralement source d’imitation se réfère à la seconde plus haute autorité dans le chiisme duodécimain, il se situe après le Prophète et les Imams chiites) protestataire a été déclaré inapte par le Conseil suprême des enseignants des écoles Coraniques de Qom, proche de pouvoir. Mais pour le moment, en attendant un retour à la normale, la majorité du clergé garde, au moins officiellement le silence. La communauté internationale perdant l’espoir du moindre compromis sur l’enrichissement d’uranium, se dirige vers le durcissement des sanctions plutôt politiques qu’économiques.
On peut avoir le sentiment de ce constat que de la part du régime, à ce jour, il y quatre catégories d’actions: Provocation, Communication, Répression, Négociation. Et cela sans avoir la possibilité de suivre les stratégies et les plans d’actions des acteurs à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur du régime. Il faut rappeler qu’il y là un manque flagrant d’informations fiables, un manque de visibilité sur les relations et la connaissance du niveau de pouvoir effectif des acteurs ainsi qu’un manque d’une certaine logique et de cohérence dans les discours.
On peut citer certaines provocations sur la scène internationale avec les pays voisins (des incidents frontaliers avec l’Iraq en décembre 2009), la mise en évidence de certain lien avec le conflit au Yémen, l’arrestation de ressortissants étrangers, l’ultimatum au groupe 5+1 au sujet d’enrichissement d’uranium. Notons certaines provocations internes, occupation des universités, blessures faites à des étudiants par armes blanches par des groupes en tenus civiles, attaques de mosquées et de lieux de culte fréquentés par les opposants.
Un ensemble de moyens de communications a été créé pour montrer la présence d’un complot imaginaire qui unie les ennemies intérieurs et extérieurs. Cet élément est introduit par l’ensemble des acteurs et des média du régime, comme une force puissante qui utilise tous les moyens possibles pour abattre l’essentiel du régime : Unité de Velayat-e-faghih et les forces fidèles : Pasdarans et les milices Basijis. Cette campagne est sans retenue et il y a aucune riposte possible car il y d’une part l’interdiction de la présence des média étrangers et d’autre part la censure des médias indépendants internes. En même temps la communication concernant la réponse aux vrais besoins quotidiens est tombée au deuxième plan dans un contexte économique défavorable.
La répression est appliquée sur les manifestants, les défenseurs des droits de l’homme, des leaders politiques et leurs proches, les partisans non chiites, les activistes kurdes…à deux niveaux. Dans un premier temps, ils utilisent les moyens légaux et illégaux et ensuite ils durcissent les moyens légaux à leur disposition pour faciliter l’application de la peine capitale et manipulation des opinions publiques. Deux opposants ont étés exécutés par mis 11 condamnés. En parallèle le régime prépare des interventions des milices en civil, au nom du peuple fidèle au principe de Velayat-e-faghih qui sort de tout contrôle direct et indirect, y compris du contrôle émanant des organes actuels du régime.
Et initialement il lance une campagne de médiation qui a pour objet d’isoler les plus décidés parmi des leaders actuels. Sans doute Rafsandjani joue un rôle clé dans l’orchestration de cette médiation. Ce qui pouvait être imaginé comme le rôle du guide dans son essence. Cette médiation produit un ensemble de déclarations et de lettres et une série de réponses du Guide et du gouvernement. Pour mesurer la difficulté des journalistes et des médias dans la situation actuelle, je traduis l’essentiel d’un article paru dans le journal indépendant, édité en Iran : « Donya-e-eqtesad, http://www.donya-e-eqtesad.com/, numéro 1985 édité en Iran, 5 janvier 2010 ». Je vous invite à suivre cet exemple dans lequel un journalise utilise son talent pour informer ces lecteurs dans les moments très difficiles et en résumé comprendre les contenus de ces déclarations :
« IRNA l’agence officielle presse du gouvernement ( iranien) dans un texte a réagi hier aux lettres des cinq activistes vivant à l’étranger, datée d’ hier et il écrit : ‘Quoi que Mir Hossein Moussavi dans la premier partie de son communiqué numéro 17 continue comme avant de supporter les insurgé , il propose ensuite cinq actions pour sortir de la situation actuelle et reconnaissance de gouvernement de Ahmadinejad, que ne convienne pas au goût de ses supporteurs vivants à l’étrangers et cinq d’entre eux dans un communiqué différents ont mis en oeuvre un plan pour se passer de Mir Hossein Moussavi.’
IRNA rapporte ce qui suit : On déclare dans ce communiqué ; signés par Abdul Karim Soroush, Abdolali Bazargan, Mohsen Kadivar, Akbar Gandji et Ataollah Mohajerani, une ressemblance avec les souhaits optimaux du mouvement vert’, sans doute irréalisables. L’Agence de presse du gouvernement écrit : ‘ Ces personnes habitants à l’étrangers en premier article de leur demandes comiques, contrairement au Mir Hossein Moussavi qui reconnait le gouvernement d’ Ahmadinejad, demande la démission d’ Ahmadinejad du poste de président de la république, l’organisation une autre élection et l’arrêt du contrôle à priori (des candidats aux élections par le conseil constitutionnel). Au dire de l’INRA, ce communiqué qui a été publié dans le site antirévolutionnaire ‘JARAS’, qui dépend de ces personnes, demande la suppression du conseil supérieur de la révolution culturelle, l’autonomie des universités, ce qui n’été pas demandé dans celui de Moussavi.. . IRNA ajoute : ‘ La liberté de tous les prisonniers politiques,de tous les médias, la reconnaissance des mouvements des étudiants et des femmes, les manifestations pacifiques et les partis politiques sont les points communs avec le communiqué de Moussavi.’ Sur la base du rapport de l’agence de presse du gouvernement, l’indépendance du pouvoir judiciaire et la restitution du poste de sa direction par élection sont les autres réclamations contraires aux lois constitutionnelles de ces individus …. »
On ajoute à cet ensemble des déclarations récentes des deux autres leaders des opposants ; Karobie et Khatami ; allant dans le même sens : acceptation direct ou indirect de la présidence d’ Ahmadinejad ainsi que l’autorité de Guide suprême.
La raison d’être des forces armées actuelles est contraire à ceux de l’époque du Shah. Les forces armées actuelles savent bien que seule la continuité de ce régime dans sa forme actuelle garantit la totalité de leurs avantages, de leur pouvoir, de leur liberté d’action et de leurs intérêts économiques. Le plus grave constat est que les Pasdarans, tout comme leur nom l’indique : « Gardiens de la Révolution Islamique », leur raison d’être est liée non pas à la protection des populations mais à la protection de la révolution Islamique et de son symbole, le concept de Velayat-e-faghih. Donc ces forces armées se battront pour leur existence
Pour le moment, il y a quelques signes très faibles d’ouverture de la télévision d’Etat et certaines libérations de proches des activistes politiques. Espérons que la campagne de médiation en cours arrive à mettre sous contrôle ses forces armées avec l’ensemble de leurs pouvoirs politique, économique, ainsi que leurs présences directes dans les exécutives, l’appareil judiciaire et le parlement. Dans le cas contraire l’Iran se prépare à un bain de sang interne ou externe, sauf une exception qui s’est déjà produit à plusieurs reprises pendant les deux derniers siècles dans son histoire. Cette exception est la prise de conscience de grands Ayatollahs du clergé chiite suivie par leur courage pour dissuader le guide et l’exhorter à se tourner vers la sagesse. Un exemple de ce courage, pendant les vingt dernières années, a été manifesté par l’Ayatollah Montazeri, décédé récemment et ses obsèques sont devenues aussi un prétexte efficace pour les manifestations du contre-pouvoir.
Si ces grands Ayatollah interviennent publiquement, la clé du début de la fin de la période république islamique, dans sa forme actuelle, se tournerait. Sinon cette fin arrivera mais en rouge, avec perte inutile et regret des vies humaines et des biens, une occasion perdue pour la construction du pays et de la région.
H. Makaremi