Hassan Makaremi

Psychanalyste Chercheur Artiste

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"Je ne sais rien."
"Le printemps qui joue."
"Dans le mariage de cette femme seule."
"Le chien dans une impasse."
"Le dernier étranger."
"La source sucrée de ce jour."

Et d’autres choses de ce genre sont :
Des titres de poèmes non produits,
Des livres non édités,
Des films sans permission de diffusion.
Je vous le dis, seulement pour votre information, rien d’autre !

Hassan Makaremi

1995

S’ouvrent et deviennent claires ;
Les relations, le temps et la forme du souvenir des choses.
Je me réveille.
Ce sommeil qui dure quarante trois ans.
Telle j’ai eu conscience de ma naissance.
Je suis et je mourrai.
Ma naissance par strate, à chaque respiration ;
Quelle naissance joyeuse !

Hassan Makaremi

1993

Elle est venue, elle est partie,
Vide : elle n’a pas regardé.
Concept sans fin du début ;
But de la lumière et arrêt ;
Et la lourdeur des battement du cœur infini de cet homme :
Qui avalait l’hésitation ?

Elle est venue, elle est partie, vide,
Ce n’est pas un songe.
Elle est un symbole dans le cadre du portrait des paroles coupées des aveugles.
C’est ça, la respiration de mes moments colorés.

Hassan Makaremi

1993

Il apprend à voler ;
Il atteint le toit du détachement charnel ;
Il surplombe la cité ;
Plus haut, seul et mort des compagnons.
Seul plus haut, si haut qu’il ne peut plus voir le temps passé.

L’aigle de la solitude est né.
Plus haut, sommet de la solitude ;
Froid, froid intérieur, plus seul que son corps ;
Sommet de solitude,
Un fragile diaphragme se déchire.
Sommet de solitude ;
L’aigle libre, emporte sa nouvelle vie, à chaque instant, seul.

L’instant est le temps, l’univers est le point.
Sans recherche, les yeux pleins d’ironie, il trouve la solitude de la mort.
“I should be glad of another death" (1)

(1) T . S . ELIOTH

Hassan Makaremi

1993