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Telle une goutte qui se noie dans l'Océan,
Telle la branche qui ploie,
Et s'arrache doucement,

Telles des paroles qui fondent et s'avalent goulûment,
Tels les mots qu'on appuie,
Oubliés dans l'instant,

Telle la paresse qui saborde les envies, implacablement,
Tels mes certitudes, mes haines inutiles, mes errements,
Tels mes rires et mes pleurs qui s'effacent follement,
Telle la pudeur qui atteint petit à petit tous mes sentiments,
Telle est la vie : sourd appel du néant.

Hassan Makaremi

1998

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