Hassan Makaremi

Psychanalyste Chercheur Artiste

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Il n’a pas le courage de se lever,
Dans cette nuit la plus longue d’hiver.
En plus, les nuages gris, épais,
Perturbent son affaire.

Dans le train,
Une vielle travailleuse de laverie,
Un garçon et ses yeux sales,
Sous le poids de son cartable,
Et quelques jeunes travailleurs,
Qui suivent les photos de foot.

Ils montent,
Ils descendent,
Ils fixent leurs yeux fatigués aux vitres.
Ils pensent au rien,
Ou quelques minutes de retard quotidien.

En réalité, quand ce train arrive t - il ?
Quand ce soleil se lève - t - il ?
Clairement et correctement.

Hassan Makaremi

1984

1 - Je meurs seul,
Je suis né seul,
Mais je vis avec toi la souffrance.

2 - Au crépuscule d’exil,
Il me reste assez de temps,
Pour penser au vide de mes jours.

3 - Au marché des esclaves,
Je n’en ai point trouvé.
Alors, je me suis acheté.

Hassan Makaremi

1984

Les figures élégantes,
Les couteaux d’insultes,
Des bien - entendu qui se baladent.
Pleins de marchandises au marché.

Les prisons sont vides des jours passés.
Avec l’attaque des chiffres,
Nous déclarons,
Notre manque de connaissance.

Hassan Makaremi

1984

Les questions détruisantes,
N’ont comme réponse que les sourires amères.
Non, l’histoire n’est pas fatiguée de cette main d’attente.
Le dos de vie traverse la blessure humide de la poire mûrissante.

Ton sourire cultive au pied de mot l’arbouse du roseau.
Ton sourire, avec la main de caresse,
Confondu du souvenir des guerres du destin,
Donne la couleur de l’azur à mon lit.

Hassan Makaremi

1994